Qu’est-ce que l’Analyse Transactionnelle ?

Fondée dans les années 1950 par Eric Berne, l’Analyse Transactionnelle est un puissant outil de communication et de développement personnel qui étudie le psychisme des personnes, en analysant leurs relations sociales.

A travers cette méthode, Eric Berne a voulu vulgariser des éléments de psychanalyse pour qu’ils soient compréhensibles du grand public.

C’est un outil de développement personnel, qui est également utilisé dans le domaine professionnel. Il permet d’analyser les comportements et les relations, afin de mieux en comprendre le fonctionnement et ainsi pouvoir désamorcer les situations conflictuelles.

Les 3 états du moi

Un des concepts fondamentaux de l’Analyse Transactionnelle est : Les états du moi.

Selon Eric Berne, les 3 états du moi forment les composantes principales de la personnalité : Le Parent, l’Adulte et l’Enfant.

Nous jonglons en permanence entre ces 3 états, qui sont comme des casquettes que l’on porte, en fonction des situations que l’on rencontre et des personnes avec qui on relationne.

Le Parent

C’est la casquette que l’on prend chaque fois que l’on prend soin de quelqu’un. Il y a deux types de casquettes parentales : le parent normatif et le parent nourricier.

  • Le parent normatif : c’est celui qui donne un cadre, des règles. L’objectif est de protéger l’enfant en lui créant un cadre.

Exemple : une copine : « J’en ai marre, les hommes me fatiguent, ils sont trop ci/ça, etc… » Ca fait 10 fois qu’elle vient raconter la même histoire. Je lui réponds : « Et tu as décidé d’être malheureuse pendant combien de temps encore ? »

  • Le parent nourricier : C’est celui qui rassure, qui soutient, qui encourage.

Exemple : une amie est en larmes : « Viens t’asseoir, tu vas m’expliquer ton problème. » : Je vais l’accueillir/protéger/réconforter/entourer.

Ce sont les deux volets qu’un parent doit s’efforcer d’apporter à son enfant, car l’enfant a besoin des deux.

A partir de 7/8 mois, l’enfant commence déjà à essayer d’ébranler le cadre instauré par les parents. Si les parents restent fermes et ne sortent pas du cadre, l’enfant y restera lui aussi. Mais s’ils cèdent et ne le respectent pas, alors quelle émotion il créera chez l’enfant ? L’insécurité, la peur.

Si l’enfant sent qu’il peut écraser la barrière posée par l’adulte, alors il se dira « je ne peux pas compter sur lui/elle, jamais il/elle ne pourra me protéger. »

Si l’enfant ressent ça, il peut devenir de plus en plus colérique, pour chercher les limites, et donc devenir un enfant tyran.

L’Adulte

C’est le cerveau gauche, la casquette factuelle, concrète, dénuée d’émotions, celle des responsabilités (payer les factures,…).

L’Enfant

C’est le moteur. C’est le jeu, la créativité, l’amusement, la spontanéité, la capacité à vivre l’instant présent. C’est la casquette permettant de se ressourcer.

Il se divise lui aussi en deux types : l’enfant soumis, et l’enfant rebelle.

Enfant soumis ou enfant rebelle ?

Alors à ton avis, quel est le meilleur rôle : l’enfant soumis ou l’enfant rebelle ? Et bien la réponse est : aucun des deux.

Dans un cas comme dans l’autre, on est soumis ou rebelle à quelqu’un ou à quelque chose, donc en réaction, enchainés à un modèle.

Pour un enfant, ses modèles sont Papa et Maman, ou la représentation qu’il en a, et ils vont tout prendre d’eux. Ce qu’ils disent, ce qu’ils font, ou ne disent et ne font pas.

Jusqu’à 6/7 ans, l’enfant ne remet rien en question. On remet en question à partir d’un certain niveau de réflexion et quand on a des modèles comparatifs.

On va continuer à évoluer avec ces modèles limitants, et on devient adulte en se construisant PAPA/MAMAN ou ANTI PAPA/ANTI MAMAN, mais dans tous les cas : nous ne sommes pas nous-même.

C’est pourquoi il est important (à l’aide d’un processus thérapeutique tel que la Sophro-Analyse ou une autre méthode) de rendre à nos parents ce qui leur appartient, de se libérer, pour pouvoir enfin devenir : l’enfant libre.

L’enfant libre, c’est l’enfant à l’intérieur de nous, qui a les 2 pieds sur terre, et qui est en même temps connecté à sa joie, sa créativité, sa capacité à vivre l’instant présent, qui se fiche de ce que les autres pensent de lui et qui est vraiment LUI-MEME.

Quelle casquette faut-il porter ?

Alors la question est : quelle casquette faut-il privilégier dans notre vie d’adulte ? Et bien en réalité, l’idéal est de porter de manière équilibrée ces trois casquettes : 33% chacune, car elles sont toutes trois essentielles dans la vie de chaque individu.

  • La casquette parentale est essentielle, c’est celle avec lesquelles nous prenons des responsabilités, c’est ce qui fait la différence entre le monde de l’enfant et de l’adulte.
  • La casquette de l’adulte est essentielle aussi car elle nous permet de prendre du recul, d’analyser. tirer des enseignements des expériences.
  • La casquette d’enfant est essentielle car elle permet de se ressourcer, c’est le moteur de notre fusée énergétique ! S’il n’y a pas d’énergie à ce niveau là, il n’y a pas de moteur nécessaire à notre Réalisation.

Et toi, quelle casquette portes-tu le plus ? N’hésite pas à me partager dans les commentaires en bas de la page, je me fais toujours un plaisir de te lire.

Si cet article t’as intéressé, n’hésite pas à le commenter et/ou le partager pour me soutenir et faire grandir la POSITIVITEAM !

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